me voila face à toi, cher lecteur, me voila... nu. Ca fait maintenant plusieurs mois que je ne me suis pas confessé. La gorge seche, le coeur en standby. Parce que j'ai peché. J'ai fais comme tout le monde alors que je ne suis pas comme tout le monde. J'ai mis sur internet des mots, des choses qui me parlaient, des phrases qui semblaient représenter quelque chose pour moi. J'ai exposé à la toile mondiale les brin d'herbe de mon jardin. Déjà trop pour toi, car en fait tu ne m'es d'aucun secours, tu te moque bien des états d'âme d'un jeune paumé. En fait là où j'ai pêché, c'est que je n'ai pas fait confiance à la bonne personne, tout simplement. Mais tu peux maintenant te sentir inutile car j'ai trouvé des doigts plus agiles.
Ceci est mon dernier article, ceci est le cri d'un homme heureux, d'un pantin qui dit stop à l'exposition de son intimité. j'arrête de fréquenter ton univers grotesque.
J'attendais qu'elle me tire par la main et qu'elle me sorte de tout ce merdier qui était dans ma tête, car pour la premiere fois je n'ai pas eu besoin de tous ces mots pour lui dire, j'ai enfin découvert la puissance, l'intensité du language. J'avais besoin qu'on me rentre dans le lard. j'avais besoin de me prouver que je suis quelqu'un, et pas une chèvre de plus. J'avais besoin de me sentir vulnérable aux assauts de paroles. J'avais besoin d'elle pour sentir une autre forme de vie, pour me décoller le cul de mon siège, pour ouvrir ma gueule pour dire de vraies choses, pour partir sur un coup de tête, pour avoir l'espoir cette fois de la garder, pour etre la pour elle comme elle a su etre la pour moi.
Avant que je ne quitte "cher lecteur" j'aimerais que tu sache qu'à l'heure ou tu cliques, il y a juste derriere toi une main qui t'es tendue, une main si douce que tu ne voudra jamais la perdre. Cette main tu l'aimera, parcequ'elle va représenter ton futur.
maintenant c'est fini, je pars et je ne reviendrais pas.